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Revivez l’intégralité du discours du président Macky Sall du 3 avril 2017

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Tue, April 04, 2017 09:50:52


Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 1er février 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Thu, February 02, 2017 23:07:56
Entamant sa communication autourde la sécurité routière et de la gestion préventive des accidents de circulation, le Chef de l’Etat présente ses condoléances aux familles des victimes de l’accident survenu jeudi 26 janvier 2017, sur la route de Malhem Hoddar, dont le bilan macabre dénombre 17 morts et plusieurs blessés graves.

Le Président de la République, après avoir prié pour le repos de l’âme des disparus et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, déplore, encore une fois, ces énormes pertes en vies humaines sur nos routes, dues en particulier, à l’état de vétusté très avancé de nombre de véhiculeset au non-respect par les conducteurs, des règles prudentielles élémentaires du code de la route.

Dés lors, rappelant ses directives sur l’impératif d’intensifier les actions préventives de lutte contre l’insécurité routière, et l’urgence de la mise en place d’un dispositif opérationnel de coordination de la sécurité routière, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, un Conseil interministériel de mise en œuvre d’un Plan d’urgence de sécurité routière.

Abordant la modernisation des établissements hospitaliers et la prise en charge adéquate des blessés et patients, le Président de la République demande au Gouvernement de lui proposer, dans les meilleurs délais, un programme prioritaire de modernisation des Services d’Accueil et d’Urgence (SAU) des hôpitaux, notamment des établissements hospitaliers implantés dans les régions, en vue de les doter de plateaux techniques, de locaux et de ressources humaines appropriés. Il convient dans ce cadre d’accorder une attention particulière à l’équipement et au fonctionnement adéquats des services de réanimation dans les structures sanitaires, afin d’accroître la qualité des soins.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre d’urgence toutes les dispositions requises, pour le renouvellement, dans les meilleurs délais, de l’appareil de radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec, et la mise en œuvre efficace du Plan National de lutte contre le Cancer. Au demeurant, le Président de la République invite le Premier Ministre à accélérer la finalisation du processus d’évaluation technique et financière de l’effectivité de la Couverture Maladie Universelle (CMU), afin d’examiner les modalités de sa capitalisation et de son extension à d’autres soins et analyses spécialisés.

Poursuivant sa communication autour dela consolidation des performances de l’équipe nationale de football, le Chef de l’Etat encourage les lions et leur encadrement, pour leur participation honorable à la Coupe d’Afrique des Nations de football, et les exhorte à maintenir la dynamique de performances, à accroître le niveau de mobilisation et d’engagement, afin d’assurer la qualification du Sénégal à la prochaine Coupe du monde de football.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation, du 28 au 30 janvier 2017, à Addis Abéba, au Comité d’orientation du NEPAD et au Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine.Le Président de la République adresse ses félicitations au Président Alpha CONDE, nouveau Président en exercice, et au Président de la Commission de l’Union Africaine, Monsieur Moussa Faki Mahamat. Enfin, le Chef de l’Etat rend un vibrant hommage au Professeur Abdoulaye BATHILY, pour son engagement panafricaniste qui a guidé sa candidature à la présidence de la Commission de l’Union Africaine.

Le Premier Ministre, après avoir félicité le Chef de l’Etat pour son action diplomatique dans cette unité africaine retrouvée lors du dernier sommet de l’Union africaine, avec le retour du Maroc dans l’organisation continentale, a axé sa communication sur le suivi des politiques publiques, du climat social, et des diligences à apporter à certains grands projets du Plan Sénégal Emergent.

Le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

  • le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement des Emirats Arabes Unis en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu, signée le 22 octobre 2015, à Dakar ;
  • le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement des Emirats Arabes Unis sur la Promotion, la Garantie et la Protection réciproque des Investissements, signée à Dakar le 22 octobre 2015.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Madame Josette Marceline Ndiaye LOPEZ, Magistrat, est nommée Observateur national des lieux de privation de liberté ;
  • Monsieur Alyoune Badara DIOP, Administrateur Civil principal, est nommé Secrétaire général de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE), poste vacant.
Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

Conseil des Ministres du 25 janvier 2017

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Sun, January 29, 2017 21:31:37
Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 25 janvier 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour du dénouement pacifique de la crise en Gambie et de la consolidation des relations entre nos deux pays, le Chef de l’Etat réitéré, au nom de la nation, ses félicitations, et le soutien du Sénégal, à Son Excellence Monsieur Adama BARROW, nouveau Président de la République de Gambie, suite à sa prestation de serment et à sa prise de fonction, le 19 janvier 2017.

Appréciant toutes les initiatives de médiation engagées depuis le début de la crise, le Chef de l’Etat félicite son Excellence Madame Ellen Johnson SIRLEAF, Présidente en exercice de la CEDEAO, et la mission de Haut niveau de la CEDEAO conduite par le Médiateur Son Excellence Monsieur Muhammadu BUHARI, Président de la République fédérale du Nigéria, et comprenant, notamment, Son Excellence Ernest Bai KOROMA, Président de la République de Sierra Léone, son Excellence John Dramani MAHAMA, ancien Président du Ghana. Le Président de la République rend également hommage aux Présidents des deux Républiques sœurs de Mauritanie et de Guinée, Mohamed Ould Abdel Aziz et Alpha CONDE, pour leurs efforts louables et soutenus.

Dans la même perspective, le Président de la République magnifie le professionnalisme de notre diplomatie et de l’armée sénégalaise, engagées dans le cadre de la mobilisation de la CEDEAO, de l’Union africaine, et des Nations unies, qui a permis le retour à l’ordre constitutionnel normal en Gambie.

Enfin, saluant la maturité politique, le calme et la sérénité du peuple gambien qui a réaffirmé et défendu son attachement à la démocratie, à la paix et au bon voisinage avec le Sénégal, le Chef de l’Etat réitère son engagement et celui du Gouvernement à ne ménager aucun effort pour la consolidation des liens séculaires de fraternité entre les peuples gambien et sénégalais.

Par ailleurs, suite à la qualification de l’équipe nationale de football aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, le Chef de l’Etat félicite, à nouveau, les joueurs et leur encadrement, pour leurs performances remarquables depuis leur entrée en compétition et les exhorte à poursuivre, jusqu’au bout et avec détermination, cette dynamique de victoires qui ouvre des perspectives optimistes au sport sénégalais.

Abordant la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’environnement des affaires, le Président de la République rappelle au Gouvernement le rôle moteur du secteur privé dans le Plan Sénégal Emergent et l’importance primordiale qu’il accorde au renforcement de la compétitivité de l’économie qui, deux ans après le lancement du PSE, est sur une trajectoire de croissance significative.

Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement d’intensifier le processus d’actualisation et de consolidation du Programme prioritaire de Réformes de l’Environnement des Affaires et de la Compétitivité (PREAC), d’assurer le suivi régulier de ces réformes majeures, qui en plus de favoriser l’investissement productif, la création d’emplois, l’optimisation des mécanismes d’encadrement et de financement du secteur privé, visent à maintenir le Sénégal dans le cercle des pays phares des classements internationaux relatifs aux performances en matière de "Business".

En effet, en vue d’asseoir le positionnement externe et la compétitivité de l’économie nationale, le Président de la République demande au Gouvernement de lui proposer, dans les meilleurs délais, un plan spécial de consolidation de l’attractivité du Sénégal, en veillant, notamment, à l’établissement d’un cadre consensuel de gouvernance des activités portuaires, en particulier du Port Autonome de Dakar (PAD) et à la finalisation du contrat d’objectifs et de moyens liant ce dernier à l’Etat.

Poursuivant sa communication autour du rôle de l’industrie, de l’innovation et de la recherche- développement dans l’émergence du Sénégal, le Président de la République rappelle au Gouvernement que la réalisation de zones économiques spéciales illustre sa volonté de bâtir le Sénégal Emergent autour des territoires viables, à partir d’un socle industriel robuste et compétitif, propice à la création de métiers, d’emplois décents et durables.

Dès lors, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à promouvoir le renouveau productif du Sénégal, à travers le développement intégré de l’industrie nationale, par l’innovation, la valorisation optimale des ressources naturelles, et de procéder à l’actualisation de la politique industrielle, à la lumière des innovations technologiques portées notamment, par le numérique, la recherche- développement en vue de faire du "Sénégal Industriel" un moteur de sa vision d’un Sénégal émergent.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil qu’il se rendra, du 28 au 31 janvier 2017, à Addis Abéba, pour participer au Comité d’orientation du NEPAD et au Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine.

Le Premier Ministre a félicité le Président de la République pour son engagement et son leadership dans le dénouement de la crise en Gambie, à travers ses multiples initiatives largement partagées et qui ont inspiré les résolutions de la CEDEAO et du Conseil de Sécurité de l’ONU. Il a ensuite axé sa communication sur les problématiques de l’habitat social, du financement des PME et les enjeux liés au dividende démographique, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.

Le Ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance a fait le point du processus d’évaluation de la gouvernance du Sénégal dans le cadre du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), et du classement de Transparency international relatif à la perception de la corruption dans le monde.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a fait le point sur l’état d’avancement des projets du PSE.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

  • le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole portant amendement de la Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs, fait à Montréal le 04 avril 2014.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Idrissa DIABIRA, Expert en Organisation, est nommé Directeur général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des PME (ADEPME), en remplacement de Monsieur Mabousso THIAM, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Jean Marie Mbaye DIOUF, Docteur en Droit, précédemment Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), est nommé Secrétaire général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des PME (ADEPME), en remplacement de Monsieur Ibrahima SYLLA, appelé à d’autres fonctions.
  • Monsieur Thiendella BABOU, Comptable, précédemment agent comptable du Centre hospitalier national universitaire de Fann, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement de Madame Ndèye Coumba GUISSE DRAME, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Docteur Youssoupha NDIAYE, Médecin, titulaire d’un Master en Santé publique, précédemment Médecin-Chef de la région de Sédhiou, est nommé Directeur de la Planification, de la Recherche et des Statistiques du ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement du Docteur Amadou Djibril BA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Gabriel Abdel Kader ATTIBA, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Trésorier payeur régional de Fatick, est nommé Trésorier payeur régional de Louga, en remplacement de Monsieur Pape Vieux Malang DIEME, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Richard Salamon TOUPANE, Inspecteur principal du Trésor, précédemment percepteur de Kédougou, est nommé Trésorier payeur régional de Fatick, en remplacement de Monsieur Gabriel Abdel Kader ATTIBA, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Pape Vieux Malang DIEME, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Trésorier payeur régional de Louga, est nommé Trésorier payeur régional de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Mouhamadou THIAM, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Ibra Soulèye BA, Inspecteur principal du Trésor, précédemment receveur municipal de Kaolack, est nommé Trésorier payeur régional de Diourbel, en remplacement de Monsieur Abdoul Khadre DIALLO, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Pape Sidy NDOYE, Inspecteur principal du Trésor, précédemment Directeur du Contrôle des Opérations financières à la Direction générale des Finances, est nommé Directeur du Contrôle interne à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor.
Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

Bienvenue au Sénégal

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Sun, November 20, 2016 16:12:02


Le Sénégal voit son avenir dans l'agriculture - focus

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Sun, October 09, 2016 18:16:03


Concours: l'Etat du Sénégal recrute des CRYPTOLOGUES,DES INGENIEURS DU CHIFFRE ET DES CHIFFREURS

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Wed, September 21, 2016 15:07:29
CES CONCOURS AURONT RESPECTIVEMENT LES 27,28,29 DECEMBRE 2016. CONDITIONS DANS LA PIECE JOINTE

Dakar: Concours de Bussiness Plan

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Fri, August 19, 2016 19:46:13
Participer au Concours de Bussiness Plan du 12 Août au 19 Septembre 2016 sous l'Egide de S.E.M MACKY SALL avec le Soutien de la Banque Mondiale. Inscription:www.businessacademy.sn


Le Sénégal agit pour améliorer la gouvernance et la durabilité du secteur de la pêche

Sénégal_ActuPosted by Consulsen-Lyon Mon, August 15, 2016 14:45:39
• Au Sénégal, le libre accès aux zones de pêche artisanale a conduit à l’épuisement des ressources halieutiques, ainsi qu’à l’augmentation des prix du poisson.
• Le pays a lancé une campagne d’enregistrement et d’immatriculation de la flotte artisanale qui va permettre d’améliorer la gouvernance du secteur de la pêche.
• Avec une meilleure gouvernance, le secteur de la pêche en Afrique de l’Ouest pourrait produire 300 millions de dollars de valeur ajoutée supplémentaire chaque année.
Le poisson est très apprécié au Sénégal. Avec le riz, lejën (poisson en wolof) constitue le principal ingrédient du plat national (ceebu jën). Il est à la base de l’alimentation de toute la population sénégalaise, pour laquelle il constitue plus de 50 % des apports en protéines animales. Le secteur de la pêche, de la capture à la commercialisation, contribue pour 4 % au produit intérieur brut (PIB) du pays et emploie directement ou indirectement 17 % de sa population active.
À Ngaparou, 64 kilomètres au sud de Dakar, comme dans les autres villages de pêcheurs du littoral, on ne plaisante pas avec le jën. D’ailleurs, personne ne veut être traité de yabooy, une espèce de petit poisson, qui, selon une insulte locale, signifie une personne sans importance… Le poisson représente tout pour ces populations : leur histoire, leurs traditions, leur métier, leur source de revenu, et leur fierté. Mais qu’ils soient gros ou petits, les poissons sont devenus rares près des côtes, obligeant les pêcheurs à s’aventurer plus au large et à affronter des mers agitées contre lesquelles leurs pirogues ne sont pas suffisamment équipées.
Au Sénégal, le libre accès aux zones de pêche artisanale a conduit à l’épuisement des ressources halieutiques, ainsi qu’à l’augmentation des prix du poisson. En raison de la surexploitation des stocks, les pêcheurs sont contraints d’élargir leur périmètre de navigation et souvent de quitter les eaux sénégalaises pour gagner les eaux voisines de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie. Cette quête de fonds plus poissonneux a un coût : les pêcheurs artisanaux doivent se doter d’équipements supplémentaires, consommer plus de carburant et s’exposer à des risques accrus d’accident en mer. Cette hausse des coûts se traduit aussi par une baisse significative de leurs revenus. À cela s’ajoute l’expansion de la flotte de pêche artisanale, qui est passée de 13 000 à 19 000 bateaux entre 2009 et 2015 et qui, en l’absence de dispositifs de surveillance et de contrôle appropriés, va continuer à peser sur des stocks déjà surexploités.
« Le Sénégal, comme bon nombre de ses voisins, enregistre des profits qui sont bien en deçà des attentes », affirme Magda Lovei, chef de division au sein du pôle Environnement et ressources naturelles de la Banque mondiale. « Avec une meilleure gouvernance, il serait possible de produire en Afrique de l’Ouest 300 millions de dollars de valeur ajoutée supplémentaire chaque année. Mais pour tirer le meilleur parti des importantes ressources marines et d’eau douce dont est dotée la région et garantir une croissance durable et inclusive, l’Afrique doit investir dans l’amélioration des systèmes de gestion et le développement des infrastructures adéquates. »
Le Sénégal a récemment lancé une campagne d’immatriculation pour 19,009 bateaux de pêche artisanale, qui permettra de contrôler la capacité de cette flotte. Avec cette initiative, le pays franchit une première étape vers l’instauration d’une bonne gouvernance dans le secteur de la pêche. Il s’agit aussi d’une mesure importante pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, que pratiquent aussi bien les pêcheurs étrangers que les nationaux. Selon un rapport de l’Overseas Development Institute intitulé Western Africa's Missing Fish (a), la pêche clandestine aurait coûté 300 millions de dollars au Sénégal en 2012, soit 2 % de son PIB.
L’identification des embarcations est un préalable à l’acquisition de permis de pêche, avec des dispositifs de gestion des ressources halieutiques portant par exemple sur les espèces ciblées et les zones accessibles. En outre, en cas d’accident, ces plaques d’immatriculation assurent une identification rapide du bateau concerné et de l’équipage. En 2015, on a recensé 65 naufrages qui ont provoqué la mort de 95 pêcheurs.
La Banque mondiale a soutenu l’initiative sénégalaise dans le cadre du Programme régional des pêches en Afrique de l'Ouest (PRAO), qui couvre le littoral ouest-africain de la Mauritanie au Ghana, avec un investissement de 165 millions de dollars au cours des six dernières années.
« Cette campagne s’inscrit dans une démarche plus vaste de promotion d’une pêche durable au Sénégal », explique Bérengère Prince, spécialiste senior de la gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale et responsable du programme. « Le PRAO a pour objectif d’améliorer la gouvernance et la gestion des pêches, de contribuer à la reconstitution des stocks pour garantir la sécurité alimentaire et de permettre une hausse conséquente des revenus grâce à une utilisation raisonnée des ressources marines. Les activités concernent notamment des initiatives de gestion des pêches gérées par les populations locales et des pêcheries artisanales sur lesquelles il n’y avait traditionnellement pas de contrôle. »
Pour atténuer les pressions exercées sur les ressources halieutiques, sans pour autant mettre en péril la situation sociale et économique des communautés de pêcheurs, le PRAO a financé le développement de moyens de subsistance alternatifs et de l’entrepreneuriat féminin : plus de 1,2 million de dollars a été alloué à des activités rémunératrices tandis qu’un million de dollars de microcrédits ont permis de soutenir des projets de reconversion pour les pêcheurs.
Les succès du Sénégal en matière de cogestion des ressources marines sont particulièrement remarquables. À Ngaparou, pêcheurs, mareyeurs, propriétaires d’embarcations et autres parties prenantes sont parvenus à se regrouper et à mettre en place un système qui permet d’assurer une gestion équilibrée des ressources halieutiques et de transformer radicalement les moyens de vie. Dans les zones de pêche cogérées, on a vu réapparaître des espèces importantes que l’on ne trouvait plus ; le poids du homard a augmenté de 133 %, ce qui fait grossir les recettes des populations locales.
« Si l’on veut amplifier les résultats obtenus grâce à la gestion des pêches par les populations locales, il est indispensable de poursuivre la décentralisation et d’autonomiser ces communautés en leur conférant les droits et les responsabilités nécessaires pour mieux protéger les ressources », souligne Asberr Mendy, spécialiste de la gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale.
Tous ces efforts contribuent à améliorer la gouvernance, mais l’enjeu, à terme, sera de reconstituer les ressources halieutiques et de restaurer leur abondance et leur diversité. Madjiguene Seck/Banque mondiale

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